La route d’Alboran

La mer d’Alboran relie la région du Rif marocain à la côte est de l’Andalousie. Depuis la côte, entre la région d’Al hoceima et la ville de Nador, les migrants montent à bord d’embarcations motorisées (parfois sur un jet ski). S’ils sortent indemnes de cette traversée longue de 180 kilomètres dans les eaux méditerranéennes, ils vont rejoindre plusieurs destinations possibles : les enclaves militaires espagnoles situées sur le continent africain (l’île de Mar, l’île de Tierra, le Peñón de Alhucemas, les îles Zaffarines…), la ville de Melilla (de deux manières : soit en franchissant la barrière frontalière terrestre, soit en bateau de fortune ou même à la nage) ou encore les côtes andalouses.

Ce chemin a été le plus emprunté au cours des cinq dernières années, tant par des marocains que par des personnes originaires de communautés subsahariennes. La militarisation des frontières, la précarité des embarcations et les refoulements illégaux en mer ou depuis les enclaves espagnoles vers le Maroc y représentent les principaux risques pour la vie des gens.

DERNIERS INFORMATIONS

Janvier-Décembre 2021
81

Personnes
disparues

14

Personnes
décédées

HISTORIQUE DE LA ZONE

NOUVELLES DE La route d’Alboran

Le petit Samuel

Alors que le monde entier s’est ému de la mort d’un petit garçon syrien, peu de gens ont entendu parler de Samuel, le “Aylan” espagnol, dont la dépouille s’est échouée sur la plage de Barbate, à Cadix, en Espagne. Son père a fait le voyage depuis le Congo pour honorer sa mort et obtenir justice.

RAPPORTS

Consultez et téléchargez les rapports élaborés par notre collectif. Faites-vous l’écho de l’état d’esprit, de l’expérience et du vécu des personnes migrantes se trouvant au coeur des frontières.