La route des Canaries

La voie d’accès aux Îles Canaries a pris de l’importance ces derniers mois, faisant renaître une réalité similaire à celle connue en 2006. Bien qu’elle soit la route où le taux de mortalité est le plus élevé, elle est de plus en plus empruntée : les personnes migrantes préfèrent affronter les dangers qu’elle représente plutôt que la militarisation des itinéraires méditerranéens.

Certains naviguent à bord d’embarcations de taille moyenne au départ des plages marocaines de Tan-tan et Tarfaya, tandis que d’autres entament, dans des grandes barques en bois, une traversée continentale depuis la Mauritanie, le Sénégal ou même la Gambie. Les communautés migrantes affrontent un océan plus hostile encore que la mer Méditerranée, car le risque de se perdre, les difficultés météorologiques et la longueur des traversées sont des dangers permanents.

DERNIERS INFORMATIONS

Janvier-Décembre 2020
X

Personnes
disparues

X

Personnes
décédées

HISTORIQUE DE LA ZONE

2006
Crise des "cayucos"
À la suite de la militarisation des frontières terrestres aux enclaves de Ceuta et Melilla, la route des Canaries est empruntée par plus de personnes qu'avant, battant des records de morts et de disparitions.
2007-2010
Militarisation
L'État espagnol a signé plusieurs accords pour permettre l'expulsion de citoyens sénégalais et mauritaniens, ainsi que pour promouvoir le processus d'externalisation des frontières par le biais de l'aide publique au développement. Ainsi, les forces de police espagnoles commencent à être présentes dans les ports de la Mauritanie et du Sénégal.
2011-2017
« Fermeture temporaire »
En 2011, le ministre de l'Intérieur espagnol Fernández Díaz a assuré que la route de l'Atlantique « a été fermée ». Une diminution progressive des déplacements marquera ces années-là.
2018-2020
Un protagonisme relancé
La militarisation et la forte violence subies par les migrants subsahariens sur les routes du nord les obligent à opter pour la route des Canaries, malgré les dangers connus et le haut niveau de mortalité.

NOUVELLES DE La route des Canaries

La vraie douleur, c’est de perdre un enfant

Un imprévu fait que Korotoumou n’embarque pas dans le même bateau de fortune que son fils. Elle survit à la route des Canaries, puis elle attend. Elle attend pendant des mois que son enfant réapparaisse. Comment peut-elle imaginer qu’elle ne le reverra jamais ?

RAPPORTS

Consultez et téléchargez les rapports élaborés par notre collectif. Faites-vous l’écho de l’état d’esprit, de l’expérience et du vécu des personnes migrantes se trouvant au coeur des frontières.