Tragédie 25/01/2022

Lorsque les vingt-sept personnes à bord du pneumatique ont pris contact, elles ont donné leur position et ont été immédiatement transférées aux services de secours. Lors d’appels ultérieurs, ils ont prévenu que leur situation empirait et que si des secours d’urgence n’étaient pas mobilisés, ils mourraient. Les services de secours sont arrivés six heures après le premier appel , alors que de nombreuses personnes étaient déjà dans l’eau depuis des heures.

Ce n’est que le lendemain matin que les détails du sauvetage ont été communiqués : neuf survivants, sans que l’identité et le sexe des survivants soient précisés, ce qui a provoqué une angoisse prolongée pour les familles. Dix-huit personnes, dont sept femmes et un bébé, ont été victimes du naufrage sans que leurs corps aient été recherchés ou retrouvés. Qu’ils reposent en paix.

Tragédie 08/01/2022

Au petit matin du 8 janvier, vingt-huit personnes sont parties en canot pneumatique de Dar El Kebdani. Ce n’est qu’à midi, alors qu’ils avaient déjà perdu la communication avec le zodiac, que nous avons reçu l’alerte et l’avons immédiatement transmise aux services de secours publics. Nous ne savons pas quelles méthodes de recherche ont été activées cet après-midi-là, mais ce qui est certain, c’est qu’aucun moyen n’a été mobilisé spécifiquement pour rechercher ces personnes.

Pendant la nuit, il a été possible de contacter à nouveau le navire, mais aucun moyen n’a été activé jusqu’aux premières heures du matin. Un moyen maritime aux premières heures du matin et un moyen aérien le lendemain matin, alors qu’il était déjà trop tard. Le sauvetage maritime a appelé notre Collectif en demandant si nous avions plus d’informations sur les personnes à bord : s’il y avait des femmes, combien de personnes étaient à bord, si elles étaient d’origine subsaharienne… Des données qu’ils avaient depuis des heures, signe de la négligence du sauvetage maritime dans la collecte d’informations sur les personnes en danger et l’activation des moyens de recherche.

Quelques jours plus tard, la mer a ramené cinq corps, quatre femmes et un homme, qui, à ce jour, attendent toujours d’être identifiés et enterrés selon le rite musulman, des croyances que leurs familles disent avoir professées de leur vivant.

Tragédie 05/01/2022

Cinquante-neuf personnes parties au sud de Laayoune ont disparu dans le canot pneumatique à bord duquel elles se trouvaient. Les familles espèrent toujours avoir des nouvelles d’eux à un moment donné.

Tragédie 30/09/2021

Quarante et une personnes ont été portées disparues après avoir fait naufrage alors qu’elles tentaient de rentrer. Deux jours plus tôt, elles ont appelé à l’aide, mais les ressources n’ont été mobilisées que lorsqu’il était trop tard.

Deux femmes et trois hommes ont été recueillis comme survivants, et seize corps ont été transportés à la morgue de Dakhla. Des proches se sont présentés pour procéder à l’identification, mais on leur a dit qu’ils ne pouvaient pas le faire sans autorisation, alors ils se sont rendus dans les ambassades pour la demander. La plupart sont originaires de Guinée Conakry et de Côte d’Ivoire.

Tragédie 01/09/2021

Le 1er septembre, la marine marocaine a retrouvé les corps de 22 personnes, dont 21 femmes et une fillette de deux ans. Après les premières identifications, il a été constaté que les femmes se trouvaient sur l’embarcation qui est partie avec 86 personnes à bord, dont 36 femmes et 16 enfants.

La marine n’a trouvé aucun survivant, dix femmes ont été identifiées, cinq de Côte d’Ivoire et cinq de Guinée Conakry. Elles ont été identifiés par les autorités, leurs corps sont à Boujdour. La fille est née à Nador, où sa mère est arrivée enceinte. Toutes les femmes ont été enterrées le 02/09 toutes ensemble à la périphérie de Boujdour, car selon les autorités il n’y avait pas de place à la morgue. Elles ont été enterrées sans laver leurs corps, sans les emmener au cimetière musulman, sans prière ni enterrement rituel.

Tragédie 30/05/2019

Deux hommes disparaissent sous les yeux de l’équipage d’un cargo présent sur la zone.