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VICTIMES ET BOURREAUX

La politique qui consiste à laisser mourir les personnes migrantes et même celle de leur donner la mort sont au coeur de la gestion des frontières en raison des fortes incitations économiques et politiques qu’elles génèrent. Rendre justice aux victimes passe par leur identification, par la recherche des circonstances de leur mort ou disparition, et par la dénonciation des bourreaux qui en sont responsables.

Pour faciliter la recherche, nous avons publié la Guide pour les Familles des Victimes de la Frontière, disponible dans les langues suivantes : Español, English, Français, العربية.

PERSONNES DISPARUES ACTUELLEMENT RECHERCHÉES

Pape Demba Dieng

En août, il était à Laayoune, et on a eu de ses nouvelles pour la dernière fois en octobre. Ses proches le recherchent.

Mamadou Bobo Balde

Il était à Tanger, on ne sait pas exactement quand il a disparu ni s'il est monté à bord d'un bateau.

Diarra Kamatigui

La date exacte de sa disparition est inconnue, elle remonte à trois ans.

Balla Moussa Badji

Au Sénégal, il était dans l'armée et au Maroc, il a travaillé pour une société de transport. Sa famille n'a plus de nouvelles de lui depuis février-mars 2020.

Assane Ka

Il voulait traverser, mais on ne sait pas s'il a jamais essayé de le faire. La dernière fois que sa famille l'a contacté, c'était en janvier 2019, mais il n'y a aucune certitude sur le jour précis.

Amirouche Salim Mustapha

La dernière communication avec son frère s'est produite deux jours avant le naufrage du bateau sur lequel il se trouvait. Sept autres personnes ont disparu avec lui, trois ont été secourues.

Alpha Oumar Kaba

Surnommé "Le Géant", ses amis disent que la dernière fois qu'ils l'ont vu, c'était à Dakhla, ils ne savent pas s'il est parti de là. Son frère le cherche, furieux parce qu'il ne l'a pas contacté pour lui dire qu'il allait voyager. Il ne connaît pas la date exacte de sa disparition.

Kacou Simon

Originaire de Côte d’Ivoire, sa sœur ne sait pratiquement rien concernant sa disparition. La dernière fois qu’elle l’a vu vivant, c’était dans une vidéo où Kacou semblait traverser une forêt. Il a peut-être tenté de rejoindre l’Espagne en bateau mais les informations ne sont pas claires.

Soumahoro Makoko

Elle se trouvait dans la ville de Dakhla dans le but de mettre le cap sur les îles Canaries. Depuis sa disparition à la veille de Noël 2019, son frère ne sait pas avec certitude si elle a pu mourir en mer ou si elle est toujours vivante.

Mamadou Bah

Il se trouvait dans le nord du Maroc, prêt à embarquer à tout moment sur la mer d’Alboran. Ses deux frères n’ont aucune nouvelle de lui depuis des mois. Ils espèrent qu’il est encore en vie.

Thiago Maurice

Le frère de Thiago sait qu’il a réussi à embarquer pour l’Espagne, en 2018, à la veille de Noël, sur un bateau de fortune (patera). Mais il n’y a aucune trace de cette embarcation. Nous manquons de documentation concernant la tragédie de ce 24 décembre 2018. L’impossibilité de reconstituer le drame dans lequel il a peut-être perdu la vie maintient sa famille dans une souffrance insupportable.

Cissé Vakaba

Il aurait entrepris de traverser la mer d’Alboran le 19 décembre 2018. Depuis ce jour, sa sœur n’a plus eu de contact avec lui. Elle craint que son Cissé ait tragiquement perdu la vie en mer, mais personne n’a pu le lui confirmer.

Aboubakar Gassama

Aboubakar se trouvait au Maroc. C’est la seule information dont dispose son frère. Il ne sait pas exactement dans quelle ville il a pu disparaître ni même s’il a essayé de passer en Espagne. Malgré tout, il continue de le chercher.

Ndenkou Audrey Dave

Résidant dans la capitale marocaine, sa tante vit toujours dans l’angoisse après des années sans savoir ce qui a pu arriver à son neveu Dave, surnommé « Ismaël » par ses compagnons de route.

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LES BOURREAUX

Les politiques de contrôle des migrations tuent, mais aussi laissent mourir des personnes en mouvement. La nécropolitique se débarrasse des corps de certaines populations : principalement les populations subsahariennes et maghrébines dont la vie n’est pas jugée indispensable. Ce racisme institutionnel, qui s’évertue à sauver tout citoyen blanc occidental, mais ignore les appels de détresse des migrants du sud, n’est pas seulement le fruit d’une idéologie, mais celui d’un commerce. Différentes enquêtes sur la mise en œuvre de politiques d’externalisation des frontières et de dissuasion en matière de flux migratoires le démontrent.

La collusion entre les États, les entreprises d’armement et de sécurité, et les réseaux criminels est évidente : La vente d’armes a pour conséquence le départ d’un certain nombre de personnes de leur pays d’origine ; afin d’empêcher ces mouvements, et entretenir un commerce lucratif, les routes sont militarisées. Pour les migrants, les itinéraires deviennent donc de plus en plus dangereux. Les réseaux criminels se renforcent en se présentant auprès d’eux comme des « facilitateurs » pouvant les aider à surmonter les obstacles rencontrés en chemin. En effet, ces personnes déplacées doivent faire face à la détention, la déportation, la torture, les agressions sexuelles, les meurtres et les enlèvements. Autant de violences dont profite l’ensemble du système, à savoir les États, le lobby des entreprises d’armement et de sécurité, et les réseaux criminels.

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