RAPPORT

Suivi du Droit à la Vie 2020

Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires

C’est l’année la plus meurtrière à nos frontières: nous comptons un total de 2170 victimes dans les voies migratoires d’accès à l’État espagnol.

Les politiques du contrôle migratoire ont comme conséquence l’augmentation du 143% des du mortalité. Les arrivées en Espagne au cours de la même période n’ont augmenté que de 28,7 %, ce qui corrobore le fait que les politiques de contrôle ont un effet drastique sur la mortalité.

La Route des Canaries concentre 85% des victimes. Depuis des mois, nous dénonçons le non-respect des protocoles de sauvetage et le manque de coordination entre les Êtats pour la défense du droit à la vie.

Au total, 33 bateaux ont disparu sans que personne ne survive pour raconter les faits.Ces disparitions supposent un profond douleur pour les familles des victimes, qui n’arrivent pas à savoir avec certitude ce qu’est arrivé à ses proches.

La grande majorité des corps disparaissent : seulement 4,2 % des victimes sont retrouvées. Un vrai drame qui empêche d’identifier les victimes et de réparer les familles.

Les citoyens de 15 pays sont morts à la frontière de l’Europe occidentale en 2020. Une tragédie de dimension internationale avec victimes du Maroc, Algérie, Mauritanie, Sénégal, Guinnée Conakry, Guinnée Bissau, Gambie, Cameroun, Nigeria, R.D.Congo, Îles Comores, Syrie, Bangladesh et Sri Lanka.

Nous savons que nos données ne sont pas absolues, mais ce sont le plus proche de la réalité. Produit d’un travail constant sur le terrain, en colaboration avec les communautés migrants et les familles des victimes.

Même avec la difficulté pour récolter de l’information sur les frontières, nous avons documenté ces morts et disparitions grâce à notre téléphone d’alertes pour la Défense du Droit à la Vie. Les dénonces des familles qui ont perdu ses proches à la frontiére ont été aussi importantes.

Depuis le Collectif Caminando Fronteras, nous exigeons:

-L’amelioration de la coordination entre les services de sauvetage et plus des moyens matériaux et humaines pour la défense des Droits de l’Homme.

-Plus de sensibilisation des acteurs qui interviennent dans les sauvetage, l’accueil et l’identification des personnes mortes et disparues.

-Fin de la criminalisation des communnautés migrantes et des réseaux sociales qui défendent la vie.

-Fin de la criminalisation des familles qui défendent les droits de leurs proches morts et disparus.

-Reconnaissance officiel des victimes des frontiéres et developpement des outils pour faciliter de l’information aux familles.

Les luttes protagonisées par les peuples en mouvement ce sont des luttes qui, face aux intêrets perverses des Êtats, réseaux criminelles et enterprises de la guerre, défendent la vie.

DONNÉES PAR ITINÉRAIRE

TRAGÉDIES

DISPARUS
MORTS

MORT
CONFIRMÉS

LA ROUTE D´ALBORAN

13

48

14

LA ROUTE D`ARGELIE

23

228

3

LA ROUTE DES CANARIES

45

1784

67

LA ROUTE DU DÉTROIT DE GIBRALTAR

7

22

4

INFOGRAPHIES