Rapport – Victimes de la frontière Nador-Melilla 24/6/2022

Les données présentées ci-dessous sont le résultat de l’accompagnement des survivants du massacre qui a eu lieu à la frontière hispano-marocaine entre Melilla et Nador le 24 juin 2022. Les communautés migrantes, les réseaux familiaux et les défenseurs des droits humains sur le terrain ont collecté, comparé et systématisé les informations nécessaires.

Sept mois ont passé depuis le massacre à la frontière entre Nador et Melilla où au moins 40 personnes ont perdu la vie (confirmées par notre collectif. Les récits des survivants dénombrent jusqu’à 77 victimes disparues, dont on ne sait pas encore combien pourraient figurer parmi les 40 victimes confirmées).

Un mois s’est écoulé depuis que le bureau du procureur général a blanchi le ministère espagnol de l’Intérieur, la Guardia Civil et les agents impliqués le jour de la tragédie, clôturant l’enquête sur les décès, étant entendu qu’ils ont agi de manière régulière et proportionnelle.

Aujourd’hui encore, le Maroc et l’Espagne font obstacle aux tentatives des familles de découvrir la vérité et refusent le droit de rechercher les personnes disparues et d’identifier les corps retrouvés. Nous sommes confrontés à un crime permanent qui n’a pas seulement été commis ce jour-là contre les personnes présentes à la clôture, mais qui est commis quotidiennement contre les familles en quête de justice. Tant les victimes que leurs bourreaux, dont les crimes sont restés impunis, savent clairement ce qui s’est passé ce jour terrible à la clôture de Melilla-Nador.

Ce rapport est basé sur la reconstitution des événements par les victimes du massacre elles-mêmes, que nous avons accompagnées depuis la tragédie. Les témoignages commencent par le harcèlement, la violence et la dépossession qu’ils ont subis dans les jours précédant le massacre de la clôture. L’ouvrage rend compte de la crise humanitaire qui a suivi, avec de profondes conséquences physiques, psychologiques et matérielles pour les survivants, qui ont fait l’objet d’une déportation et de poursuites judiciaires au Maroc.

Nous partageons les témoignages audio de trois survivants du massacre. Nous accompagnons leurs voix pour la justice, la vérité et la réparation. Vous pouvez les écouter ci-dessous.

Téléchargez ici le rapport Victimes de la frontière Nador-Melilla du 24/6/2022 en français et en bas de page en anglais, espagnol et catalan.
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Suivi du droit à la vie – Année 2022

Informe: Derecho a la vida 2022

Les données présentées ci-dessous sont le résultat d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif dans le cadre de notre Observatoire des droits aux frontières. Les communautés de migrants, les services de secours, les réseaux familiaux et les défenseures des droits humains sur le terrain collectent, comparent et systématisent les informations nécessaires.

Ce rapport fournit des données sur le nombre de victimes de la nécropolitique appliquée au contrôle des frontières au cours de l’année 2022 sur la Frontière Occidentale Euro-africaine. Ces chiffres ont été confirmés par le collectif Ca-minando Fronteras dans notre Observatoire des droits humains. Ils recensent les victimes des routes maritimes de la Méditerranée occidentale sur les routes du Détroit, d’Alboran et d’Algérie et de l’Atlantique sur la route des Canaries ; ainsi que les victimes terrestres des clôtures de Ceuta et Melilla.

Ce travail de suivi réalisé au cours de l’année 2022 témoigne de la tendance de plus en plus meurtrière des parcours migratoires ces dernières années, comme nous l’avons récemment souligné dans le rapport « Victimes de la Nécrofrontière 2018-2022 : pour la mémoire et la justice ». Rien qu’en 2022, notre collectif a contrasté la mort de 2 390 personnes sur leur parcours migratoire vers l’Europe.

Une fois encore, la route entre les côtes occidentales de l’Afrique du Nord et les îles Canaries se distingue comme la plus meurtrière de cette période, avec 1 784 victimes. Dans le rapport, nous dressons une liste exhaustive des conséquences des politiques migratoires qui entravent, obstruent ou omettent de mettre en place des mécanismes pour sauver la vie des personnes migrantes.

En 2022, nous avons assisté à un cas flagrant de violation transnationale des droits à la frontière terrestre entre Melilla et Nador, où le 24 juin, 40 personnes ont perdu la vie dans un événement qui a impliqué l’utilisation de terribles moyens de dissuasion par les forces de police espagnoles et marocaines, y compris des balles.

Nous soulignons l’invisibilité de la route migratoire algérienne, entre les côtes du nord de l’Algérie et les régions péninsulaires du Levante et les îles Baléares. La longue distance du parcours, l’absence d’alertes de la part des parents et amis, ainsi que l’omission institutionnelle du devoir d’assistance, font que nous ne sommes pas en mesure de reconstituer les tragédies de cette région ni de comptabiliser le nombre total de victimes sur ce parcours.

Dans ce rapport, nous répétons que la plupart des corps des victimes sur les routes maritimes (91,42%) disparaissent en mer sans laisser de traces. Dans cette situation, les familles et les communautés sont confrontées à un deuil ambigu aux multiples implications juridiques et psychologiques.

Téléchargez ici le rapport Suivi du droit à la vie - Année 2022 en français et en bas de page en anglais, espagnol et catalan.
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Victimes de la nécrofrontière 2018-2022. Pour la mémoire et la justice

Masacre Frontera 2018-2022

Les données présentées ci-dessous sont le résultat d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif au cours des cinq dernières années. Les communautés migrantes, les services de secours, les réseaux familiaux et les défenseur.e.s des droits humains sur le terrain collectent, comparent et systématisent les informations nécessaires.

Ce travail s’inscrit dans le cadre de notre Observatoire des droits humains à la Frontière Occidentale Euro-Africaine. Nous l’avons fondé en 2014, après sept ans de réception d’alertes de bateaux en danger en mer sur différentes routes migratoires de l’Afrique à l’Espagne, et il a été mis en œuvre en 2015.

Si nous publions habituellement un rapport annuel du suivi que nous effectuons depuis l’Observatoire, cette publication actualise les chiffres des victimes de 2018 à 2022 (jusqu’au 30 novembre 2022) dans la Frontière Occidentale Euro-Africaine et propose une analyse diachronique qui permet de voir comment la nécropolitique intervient dans une période plus large.Pour qui et pourquoi faire des recherches ? Les connaissances générées sont destinées à être utilisées par les communautés migrantes et les familles à la recherche de leurs proches disparus. Notre priorité est de construire un projet pour défendre la vie à la frontière avec les personnes en déplacement et les familles des victimes. Les chiffres et les histoires partagés dans cette étude sont essentiels pour faire progresser le respect des droits humains. La mémoire doit rester présente et éclairer un chemin qui mène à la vérité, à la réparation, à la justice et à la non-répétition.

Téléchargez le rapport en français, ici. Pour les versions catalane, espagnole et anglaise, allez au bas de la page.
Présentation du rapport au CCCB à Barcelone (19/12/2022) : Veus des de la frontera (FR) avec Helena Maleno, Soda Niasse, Oussman Ba et Blanca Garcés.

Suivi Droit à la Vie – Premier semestre 2022

Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires..

Téléchargez le rapport complet ici : ‘Suivi Droit à la Vie – Premier semestre 2022’ (version française)

Download the full report here: Monitoring ‘Right To Life – January-June 2022’ (English version)

Descarga el informe completo aquí: Informe del Monitoreo DALV – Primer semestre 2022

Descarrega l’informe complet aquí: ‘Monitoratge del Dret a la Vida – Primer semestre 2022’ (versió catalana)

Dans le discours sur le contrôle des flux migratoires, mourir en chemin devient désormais la norme. Accepter cet état de fait autorise l’augmentation du nombre de victimes et permet que des instruments de répression de plus en plus meurtriers à l’égard des communautés de migrants soient mis en oeuvre.

Au cours du premier semestre 2022, comme le démontre ce rapport, la militarisation du contrôle migratoire s’est intensifiée avec le recours systématique à des actions bafouant les droits des personnes migrantes. Cette situation a été avalisée depuis la guerre en Ukraine par la position belliqueuse de l’Europe et l’OTAN, tablant sur un réarmement et impactant la gestion du contrôle des frontières. Le discours politique de l’État espagnol a présenté comme une menace les personnes en situation de migration provenant du sud. Il a ouvert le débat pour établir, de facto, une réponse militaire à leur encontre.

Les pages qui suivent rassemblent des données sur les victimes de la nécropolitique appliquée aux contrôles frontaliers sur les six premiers mois de l’année 2022 au niveau des limites de l’Europe occidentale et de l’Afrique. Ces chiffres ont été confirmés par l’Observatoire des DroitsHumains créé par notre collectif Ca-minando Fronteras.

Cependant, il nous a également semblé nécessaire d’étudier, dans ce rapport, les instruments de cette violence systématique exercée contre les communautés de migrant·es. En effet, concernant ces évènements qui se sont produits aux frontières durant le semestre, nous essayons de proposer une lecture centrée sur la question des droits humains et servant de contrepoids face aux ferveurs et aux discours belliqueux. C’est pourquoi il est important d’examiner les violences que subissent
quotidiennement les communautés, comprendre par quels canaux elles surviennent et quel impact elles ont sur leur vie, et enfin analyser comment la violation permanente des droits finit par tuer d’une lente agonie nombre de personnes.

Ce rapport s’inscrit dans le cadre de l’Observatoire des frontières occidentales euro-africaines, créé en 2015 par le collectif Ca-minando Fronteras, qui recense les victimes de la migration tant sur les routes maritimes de la Méditerranée occidentale (Détroit de Gibraltar, Alboran, Algérie) et de l’Atlantique (Îles Canaries), que sur les routes terrestres au niveau des barrières de Ceuta et Melilla.

Les chiffres et les histoires relatées dans cette étude sont essentiels. Ils permettent d’avancer vers le respect des droits des victimes et de leurs familles. Leur mémoire doit rester présente dans les esprits. Elle doit nous éclairer sur le chemin de la vérité, de la réparation et de la justice afin que cela ne se reproduise pas.

Suivi du Droit à la Vie 2021

Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires.

Téléchargez le rapport complet ici : Suivi DÀLV – 2021

Download the full report here: Monitoring ‘Right To Life – 2021’ (English version)

4404 personnes meurent en 2021 sur les voies d’accès à l’Espagne. La pire année de la série historique. Les chiffres présentés dans le cadre de ce suivi visent à fournir des informations aux processus de vérité, menés par les communautés de migrants et les familles des victimes, sur ce qui se passe à la frontière occidentale euro-africaine. Ces données sont donc présentées comme une étape nécessaire sur le chemin de la réparation des morts et des disparus, en les rendant visibles. Ils visent également à être un outil de plaidoyer pour promouvoir des politiques de justice et de non-répétition à la frontière.

La systématisation des informations sur les victimes que notre collectif apporte depuis 2016 nous permet d’avoir une perspective diachronique pour analyser les dynamiques de la nécropolitique dans les territoires frontaliers.

L’obtention de données sur les décès de personnes en déplacement est un processus complexe, car elles voyagent par des voies irrégulières où leurs droits ne sont pas reconnus, ce qui permet même aux États de nier leur existence. En outre, à la frontière occidentale euro-africaine, la grande majorité des décès se produisent en mer, où la plupart des corps disparaissent et où il n’existe aucune trace d’eux. Derrière ces chiffres se cache donc un exercice de respect de la mémoire des victimes face à l’ignominie de leurs propres auteurs.  

Malgré ces difficultés à documenter le nombre de personnes tuées et disparues sur les voies d’accès à l’Espagne, le travail que notre collectif réalise à l’Observatoire des droits de l’homme nous a permis de vérifier de manière exhaustive les chiffres présentés dans ce rapport. Toutes les données proviennent de sources primaires et sont traitées par nos bases de données. Cela nous permet de traiter les chiffres, dans le but de restituer les résultats aux communautés migrantes, aux familles des victimes et au reste de la société dans son ensemble, afin de contribuer à la création d’actions de défense de la vie face à la nécropolitique.  

Téléchargez le rapport complet ici : Suivi DÀLV – 2021

Download the full report here: Monitoring ‘Right To Life – 2021’ (English version)

Suivi du Droit à la Vie 2020

Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires

C’est l’année la plus meurtrière à nos frontières: nous comptons un total de 2170 victimes dans les voies migratoires d’accès à l’État espagnol.

Les politiques du contrôle migratoire ont comme conséquence l’augmentation du 143% des du mortalité. Les arrivées en Espagne au cours de la même période n’ont augmenté que de 28,7 %, ce qui corrobore le fait que les politiques de contrôle ont un effet drastique sur la mortalité.

La Route des Canaries concentre 85% des victimes. Depuis des mois, nous dénonçons le non-respect des protocoles de sauvetage et le manque de coordination entre les Êtats pour la défense du droit à la vie.

Au total, 33 bateaux ont disparu sans que personne ne survive pour raconter les faits.Ces disparitions supposent un profond douleur pour les familles des victimes, qui n’arrivent pas à savoir avec certitude ce qu’est arrivé à ses proches.

La grande majorité des corps disparaissent : seulement 4,2 % des victimes sont retrouvées. Un vrai drame qui empêche d’identifier les victimes et de réparer les familles.

Les citoyens de 15 pays sont morts à la frontière de l’Europe occidentale en 2020. Une tragédie de dimension internationale avec victimes du Maroc, Algérie, Mauritanie, Sénégal, Guinnée Conakry, Guinnée Bissau, Gambie, Cameroun, Nigeria, R.D.Congo, Îles Comores, Syrie, Bangladesh et Sri Lanka.

Nous savons que nos données ne sont pas absolues, mais ce sont le plus proche de la réalité. Produit d’un travail constant sur le terrain, en colaboration avec les communautés migrants et les familles des victimes.

Même avec la difficulté pour récolter de l’information sur les frontières, nous avons documenté ces morts et disparitions grâce à notre téléphone d’alertes pour la Défense du Droit à la Vie. Les dénonces des familles qui ont perdu ses proches à la frontiére ont été aussi importantes.

Depuis le Collectif Caminando Fronteras, nous exigeons:

-L’amelioration de la coordination entre les services de sauvetage et plus des moyens matériaux et humaines pour la défense des Droits de l’Homme.

-Plus de sensibilisation des acteurs qui interviennent dans les sauvetage, l’accueil et l’identification des personnes mortes et disparues.

-Fin de la criminalisation des communnautés migrantes et des réseaux sociales qui défendent la vie.

-Fin de la criminalisation des familles qui défendent les droits de leurs proches morts et disparus.

-Reconnaissance officiel des victimes des frontiéres et developpement des outils pour faciliter de l’information aux familles.

Les luttes protagonisées par les peuples en mouvement ce sont des luttes qui, face aux intêrets perverses des Êtats, réseaux criminelles et enterprises de la guerre, défendent la vie.

Suivi du Droit à la Vie 2019

Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires

Sur 655 victimes recensées par le collectif, 518 ont disparu en mer et seuls 137 corps ont été retrouvés. Autrement dit, huit personnes sur dix sont toujours portées disparues. Beaucoup d’entre elles provenaient des douze embarcations ayant disparu en mer au cours de l’année et qui n’ont laissé aucune trace des personnes à bord.


Les victimes identifiées venaient de l’un des trente-sept naufrages survenus en 2019 : dix en mer d’Alboran, seize dans le détroit de Gibraltar, huit sur la route des Canaries et trois sur la route d’Algérie. La route maritime d’Alboran s’avère la plus meurtrière avec 246 morts et disparus, suivie de celle des îles Canaries avec 228 victimes, celle du détroit avec 146 victimes et celle d’Algérie avec au moins 35 morts.


Cette année-là, des citoyens venus de 19 pays ont perdu la vie en essayant de rejoindre les côtes espagnoles. De l’Inde à l’Angola, du Maroc au Yémen, la tragédie atteint les côtes internationales ; une liste complétée par la Birmanie, le Bangladesh, le Pakistan, l’Ethiopie, l’Erythrée, le Tchad, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Algérie, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Côte d’Ivoire.


En 2019, les femmes représentaient 15,87% des victimes (104 décès), tandis que 54 enfants ont trouvé la mort. Bien que le ministère de l’Intérieur espagnol affirme avoir fait baisser le nombre de décès, les chiffres de Caminando Fronteras confirment que la mortalité a augmenté par rapport à 2018. En organisant la militarisation des frontières et le démantèlement du service de Sauvetage en Mer, les politiques migratoires ont réduit les arrivées de migrants de 50,07% mais la mortalité dans la région est encore plus élevée qu’avant.

Suivi du Droit à la Vie 2018

Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires

En 2018, nous avons recensé 843 victimes à la frontière occidentale de l’Afrique et de l’Europe. La route maritime d’Alboran est de loin la plus meurtrière (722 victimes), suivie de la route du détroit de Gibraltar (113). Le nombre de décès et de disparitions dans les îles Canaries et à la barrière de Melilla est moins important : on comptabilise respectivement 6 et 2 victimes.

648 victimes sont des personnes disparues, 195 sont des personnes décédées (dont le corps a été retrouvé). Toutes ont perdu la vie au cours d’un des 61 naufrages recensés : 1 sur la route des Canaries, 21 sur la route du détroit et 40 sur la route d’Alboran.

On comptabilise 12 embarcations ayant entièrement disparu avec, à leur bord, l’ensemble de l’équipage. La moitié a fait naufrage dans le détroit, l’autre dans la mer d’Alboran.

Suivi du Droit à la Vie 2015/16





Les données présentées ci-dessous sont le fruit d’un suivi exhaustif effectué 365 jours par an par notre Collectif. Communautés de migrants, services de secours, réseaux familiaux et défenseurs des droits humains sur le terrain, nous collectons, comparons et systématisons les informations nécessaires

Entre septembre 2015 et décembre 2016, nous avons recueilli une série de données présentées dans notre rapport intitulé « Après la frontière ».


En 16 mois, nous avons reçu 309 alertes provenant d’embarcations qui se trouvaient sur les voies maritimes donnant accès à l’Espagne et qui appelaient à l’aide. Au total, 7079 personnes ont risqué leur vie sur cette période.


Nous avons recensé 388 personnes décédées en mer, dont 31 femmes et 122 enfants ou adolescents. Parmi elles, seules 22 ont pu être identifiées, leur corps ayant été retrouvé dans la mer. Les autres ont disparu sans laisser de traces, plongeant leur famille dans une profonde douleur.


Sur un total de 23 signalements au niveau des barrières de Ceuta et Melilla, nous avons comptabilisé 2213 personnes victimes de séparation forcées et 569 victimes de retours à chaud.