Ce jeune algérien de 27 ans a quitté la ville de Mostaganem sur un bateau de fortune (patera). Parmi les treize personnes à bord se trouvait un mineur de seize ans. Sa mère affirme qu’une femme à l’accent marocain a répondu au téléphone de Brahim. Mais ils ne savent toujours pas s’il a survécu.
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Fode Soumaré
L’oncle de Soumaré n’a pratiquement aucune information concernant sa disparition. Il affirme qu’entre le 26 et le 28 octobre 2019, il a entrepris de traverser Alboran avec soixante personnes, et depuis lors, il n’a plus entendu parler de son neveu.
Koudji Mehdi
Mehdi est un jeune algérien diabétique. Sa sœur, installée en France, s’inquiétait beaucoup pour sa santé. Après avoir embarqué dans une embarcation de fortune (patera) à Tipaza (Algérie), personne n’a plus jamais entendu parler de lui ni des treize personnes (dont deux femmes) qui l’accompagnaient. Certaines rumeurs affirmant qu’ils étaient arrivés à Carthagène ont entretenu l’espoir des familles mais ce qui est sûr, c’est que Mehdi n’a toujours pas donné signe de vie.
Abbou Abdenour
Son frère affirme que Abbou voyageait sur un bateau de fortune (patera) avec 16 autres personnes. Selon ses informations, ils étaient partis de la région de Mostaganem (Algérie) et deux d’entre eux ont été retrouvés par les Sauveteurs en mer à 50 kilomètres d’Almeria. Cependant, il n’y a aucune trace des 15 autres personnes (dont Abbou).
Mariam Cissé
Mariam est une femme de 33 ans, originaire de Guinée. Elle a disparu dans le détroit après avoir embarqué sur un bateau gonflable de type jouet de plage. Ni elle ni aucun de ses compagnons de route n’ont donné signe de vie.
Découvrez toute son histoire et le combat que son mari a initié afin d’obtenir justice: « Le faux espoir de retrouver Mariam Cissé »
Mogidish Sherif Mohamed Sofiane
Sa sœur sait seulement que Mohamed Sofiane est parti de la côte algérienne à la recherche d’une vie meilleure. Ne sachant pas avec qui il a embarqué, elle n’a aucune information concernant l’endroit où pourrait se trouver son frère disparu.
Thiago Maurice
Le frère de Thiago sait qu’il a réussi à embarquer pour l’Espagne, en 2018, à la veille de Noël, sur un bateau de fortune (patera). Mais il n’y a aucune trace de cette embarcation. Nous manquons de documentation concernant la tragédie de ce 24 décembre 2018. L’impossibilité de reconstituer le drame dans lequel il a peut-être perdu la vie maintient sa famille dans une souffrance insupportable.
Cissé Vakaba
Il aurait entrepris de traverser la mer d’Alboran le 19 décembre 2018. Depuis ce jour, sa sœur n’a plus eu de contact avec lui. Elle craint que son Cissé ait tragiquement perdu la vie en mer, mais personne n’a pu le lui confirmer.
Ousman Touré
Selon les informations dont disposent ses proches, il aurait embarqué sur un bateau de fortune (patera) avec sa nièce, Nesta Savane. La famille a mené des recherches qui se sont révélées infructueuses jusqu’à présent puisqu’elle n’a pas réussi à savoir avec certitude s’ils avaient ou non péri lors d’une tragédie.
Aboubakar Gassama
Aboubakar se trouvait au Maroc. C’est la seule information dont dispose son frère. Il ne sait pas exactement dans quelle ville il a pu disparaître ni même s’il a essayé de passer en Espagne. Malgré tout, il continue de le chercher.
Nesta Savane
Selon les informations dont disposent ses proches, elle aurait embarqué sur un bateau de fortune (patera) avec son oncle, Ousman Touré. La famille a mené des recherches qui se sont révélées infructueuses jusqu’à présent puisqu’elle n’a pas réussi à savoir avec certitude s’ils avaient ou non péri lors d’une tragédie.
Boubou Sylla
Joven costamarfileño, viajaba en una patera junto a su hermano y otras 57 personas. Tras naufragar, los supervivientes rescatados fueron repartidos entre las ciudades de Melilla y Motril. Su hermano buscó en ambas ciudades, sin haberle encontrado hasta la fecha.
Serif Mane
Serif Mane est gambien. Il a disparu entre Tan Tan et Dakhla le 7 août 2018. Sa famille lui recherche depuis lors.
Samuel Kabamba
Samuel avait quatre ans lorsqu’il a été retrouvé mort sur une plage de Barbate (Cadix, Espagne). Il était le plus jeune d’une fratrie de six. Sa mère Véronique avait à plusieurs reprises demandé des visas afin de pouvoir se rendre en Europe pour traiter les problèmes cardiaques dont souffrait le petit garçon ainsi qu’un cancer dont elle était atteinte. Après avoir essuyé un refus, Véronique et le petit Samuel ont été contraints de risquer leur vie sur un bateau de fortune (patera). Le 14 janvier 2017, tous deux sont morts tragiquement sur la route maritime du Détroit. Le corps de Véronique a dérivé jusqu’aux côtes algériennes.
Découvrez son histoire et celle du combat de sa famille pour obtenir justice : « Le petit Samuel ».
Veronique Kabamba
Il s’agit d’une femme d’origine congolaise dont le corps a été retrouvé au large des côtes algériennes. Elle voyageait avec son fils Samuel dont le corps a également été retrouvé mais sur la plage de Barbate (Cadix, Espagne). À plusieurs reprises, Véronique avait demandé un visa pour l’Europe afin de pouvoir y soigner son cancer ainsi que les problèmes cardiaques dont souffrait son fils. Suite au rejet de ses demandes, elle avait été contrainte de risquer sa vie sur un bateau de fortune (patera) avec son petit garçon.
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Larisa
Larisa est la plus jeune de la fratrie. Elle travaillait comme coiffeuse en Côte d’Ivoire mais elle avait eu l’ambition personnelle d’aller tenter sa chance au Maroc. Sa prestance lui valait le surnom de « Petite étoile » car partout où elle allait, elle était entourée de nombreux amis. Tous la définissent comme affectueuse et sociable, tout en soulignant néanmoins son fort caractère: « Il n’y avait pas moyen de la faire changer d’avis ».
Ndenkou Audrey Dave
Résidant dans la capitale marocaine, sa tante vit toujours dans l’angoisse après des années sans savoir ce qui a pu arriver à son neveu Dave, surnommé « Ismaël » par ses compagnons de route.
Alpha Abdoulaye Bah
Il était à la ville de Ghardaïa (Algérie) et avait dit à sa famille qu’il avait l’intention d’aller au Maroc. Ses proches le recherchent.
Ousman Hassan
Avant de quitter son pays, il travaillait dans la couture. Mais il pensait que l’argent qu’il gagnait grâce à ce métier, qu’il avait appris après l’école, n’était pas suffisant pour poursuivre ses études en même temps que d’aider ses frères. En se construisant une nouvelle vie, il aurait pu réussir à changer progressivement celle de sa famille. « Ça fait mal de ne pas pouvoir enterrer dignement un être cher. »
Vous pouvez en apprendre davantage sur son histoire dans notre documentaire « Tarajal: Transformar el dolor en Justicia »
Nana Roger Chimie
Sa grande sœur s’en est occupée comme de son fils. Grâce à elle, il a pu aller à l’école puis au lycée. Un jour, elle a reçu un appel de l’étranger lui annonçant que son frère était mort en tentant de gagner l’Espagne à la nage.
Vous pouvez en apprendre davantage sur son histoire dans notre documentaire « Tarajal: Transformar el dolor en Justicia »
Daouda Mahatma
Il étudiait et travaillait en même temps. Sa famille se souvient de lui comme d’un travailleur acharné et courageux. Avant de tenter la traversée, il avait appelé sa tante, sa mère et son frère afin qu’ils prient pour lui. Ça a été la dernière fois qu’ils lui ont parlé. De jeunes garçons leur ont dit que Daouda était mort. L’ambassadeur du Cameroun au Maroc avait fait la promesse de lui offrir des funérailles afin qu’il puisse reposer en paix. Il leur a envoyé une photo de sa sépulture.
Vous pouvez en apprendre davantage sur son histoire dans notre documentaire « Tarajal: Transformar el dolor en Justicia »
Bilong Yves Martin
Après le baccalauréat, Roth, comme l’appelait sa famille, s’était consacré à la pratique du football. Il avait quitté son pays avec l’ambition de devenir footballeur. En arrivant au Maroc, il avait dit qu’il y vivrait de petits boulots et continuerait à jouer au football. Ses amis ont appelé sa famille en disant qu’il avait été abattu avant que sa mort ne soit annoncée à la télévision. Bien que son corps soit loin, une sépulture a été construite dans son village/sa ville ? afin d’honorer sa mémoire.
Vous pouvez en apprendre davantage sur son histoire dans notre documentaire « Tarajal: Transformar el dolor en Justicia »
Bikai Luc Firmin
Le 6 février 2014, il a contacté son père pour la dernière fois : « Papa, ne t’inquiète pas pour moi, je vais reconstruire ma vie, je sais que Dieu me protège. ». Le Noël précédent, quand Bikai lui avait fait part de son intention de partir, son père lui avait promis de lui ouvrir le chemin par la prière. Depuis lors, ils célèbrent chaque année une messe en sa mémoire, une façon d’entretenir le souvenir face à la douleur de ne pas savoir ce qu’est devenu son corps ni où il se trouve.
Vous pouvez en apprendre davantage sur son histoire dans notre documentaire « Tarajal: Transformar el dolor en Justicia »
Armand Ferdinand Souop Tagne
Sa famille raconte qu’Armand est allé à l’école comme les autres enfants, qu’il était très intelligent. Le 6 février 2014, à midi, ils ont reçu un appel leur annonçant sa mort.
Aboubakar Oumarou Maiga
Dans son pays, il travaillait dans le secteur de la blanchisserie. Il l’a quitté dans le but d’offrir une meilleure vie à ses jeunes frères et à sa mère. « Maman, je vais chercher de l’argent pour que tu puisses te reposer comme les autres mères de famille. » Son corps a été enterré au Maroc, mais sa famille ne sait toujours pas à quel endroit.
Aboubakar est l’une de ces personnes ayant trouvé la mort dans la tragédie de El Tarajal le 6 février 2014. Retrouvez toute l’histoire ici :